2017

Entre logique de places et logique de soin spécialisé. L’évolution du secteur médico-social, dans le champ du handicap, à travers l’usage deux catégories : « polyhandicap » et « handicap rare ». 1960-2014.

Projet  IREPS-CNSA 2013 : Le CNRHR Robert Laplane comme le CNRHR La pépinière participent à la recherche coordonnée par Myriam Winance, chargée de recherche Inserm au sein du laboratoire Cermes3 (Cnrs, Inserm, Ehess, université Paris-Descartes). Cette recherche est financée dans le cadre de l’appel à recherches «Handicaps rares – Session 2 » de l’Iresp (fonds CNSA).

Le CNRHR Robert Laplane est plus particulièrement concerné par le troisième volet de cette recherche « l’originalité des centres nationaux « handicaps rares » dans le secteur médico-sociale et les évolutions de ce dispositifé

Une convention de deux ans a été signée entre le CNRHR Robert Laplane et le laboratoire Cermes3 au printemps 2014.

Dans ce cadre, Louis Bertrand, sociologue, post-doctorant est venu environ une fois par semaine depuis mars 2014 et a effectué les tâches suivantes :

– recherche documentaire (rapports d’activités, autres documents)
– observations de réunions,
– entretiens informels avec les différents membres de l’équipe (parfois enregistrés),
– travail statistique sur la base de données usagers anonymisées,
– depuis fin 2014, étude de parcours de demandeurs à partir d’un échantillon de 30 dossiers individuels et entretiens avec les professionnels concernés..


Voir le rapport, cliquer ici

 

 

2016

Le projet  EVASIGNE : l’évaluation des compétences en langue des signes française : enjeux clinique et linguistiques

Les porteurs du projet sont : Bogliotti Caroline, Paris Ouest, Blondel Marion, CNRS Paris 8, Sallandre Marie-Anne, Paris 8

Les membres associés sont:     Puissant-Schontz Laetitia, Paris Ouest, Schoder Camille, Paris 8, Heouaine Saliha, Institut National de Jeunes Sourds de Paris (INJS Paris)
Mme Agnès Vourc’h et Mr Rachild Benelhocine du CNRHR Robert Laplane participent à cette recherche.

Objet de l’étude:
A l’heure actuelle, nous ne savons pas comment évaluer les compétences en langue des signes (LS) d’un enfant sourd. Comment savoir quel est le niveau de compréhension ou de production d’un enfant sourd ? Comment savoir quelle composante de la LS pose problème à un jeune locuteur sourd ? Comment s’adapter à ses compétences linguistiques ? L’absence d’outil d’évaluation des compétences en LSF est vraiment préjudiciable à la recherche française, particulièrement pour les recherches en psycholinguistique et psychologie cognitive. Mais il est également préjudiciable pour tous les professionnels confrontés aux compétences langagières d’un enfant sourd : enseignants, éducateurs, orthophonistes, psychologues, etc.

Aussi, l’objectif de ce projet est de créer un outil d’évaluation standardisé des compétences linguistiques en LSF, outil inexistant actuellement. Les enjeux sont pluriels : enjeu pratique d’une part, car il répond à une demande de nombreux professionnels (enseignants et praticiens) ; enjeu linguistique car il peut aider à une meilleure description linguistique de la LSF. Enfin, un enjeu scientifique car cet outil devrait nous permettre de mener à bien nos recherches. En effet, notre objectif principal est d’évaluer le trouble spécifique du langage oral en LSF, savoir le distinguer du retard de langage, et plus largement distinguer les incidences physiologiques des facteurs environnementaux et sociétaux sur les compétences langagières, les facteurs environnementaux étant plus que discriminants pour le seul accès à la langue signée.


Voir le bilan d’étape du projet, cliquer ici

 


2014

 « Emplois, métiers et professionnalisations dans la prise en compte du handicap rare ».

Projet  IREPS-CNSA 2011 : réalisé par un laboratoire de l’Université de Reims sous la responsabilité de Marc FOURDRIGNIER.

Les professionnels du CNRHR Robert Laplane ont été sollicités pour des entretiens, des professionnels des établissements partenaires du CNRHR Robert Laplane ont été également interrogés. Le rapport final a été déposé en septembre 2014.

Citons juste un élément de la conclusion de ce rapport :

« Pour en revenir à la question des emplois, des métiers et des professionnalisations, il ne nous semble pas que la constitution d’un « nouveau métier » soit une réponse pertinente à la professionnalisation nécessaire de ce champs d’activité. Par contre, des stratégies peuvent être envisagées, notamment dans le cadre du nouveau schéma national. En effet, les compétences existent, réparties dans les différents lieux du handicap rare.  Il s’agit moins de former les acteurs des établissements et des services que de leur permettre de confronter leurs compétences spécifiques et celles d’autres acteurs des niveaux local, régional et national en vue d’une formalisation des dynamiques à l’œuvre. »


Voir le rapport, cliquez ici

 


2013

« Psychomotor and cognitive impairments of children with CHARGE syndrome : Common and variable features »
Déficiences psychomotrices et cognitives des enfants atteints du syndrome de CHARGE: caractéristiques communes et variables

Projet INSERM Unité 669, Université Paris Descartes Sorbonne Paris.

Les auteurs : Elisabeth Lasserre, Neuropsychologue au Centre National de Ressources Robert Laplane,
Professeur Laurence Vaivre-Douret, Université Paris Descartes Sorbonne Paris. INSERM Unité 669 Université Paris Sud et Paris Descartes, AP HP Neckers Enfants Malades et APHP Cochin Port Royale.
Professeur Véronique ABADIEUniversité Paris Descartes Sorbonne Paris. INSERM Unité 669 Université Paris Sud et Paris Descartes, AP HP Neckers Enfants Malades Service de Pédiatrie

Objectif : Comprendre les mécanismes et les sources de difficultés d’apprentissage chez les enfants atteints du syndrome CHARGE qui vont à l’école et de déterminer les caractéristiques spécifiques de développement.

Méthode : Nous avons analysé les psychomoteur et les fonctions cognitives de huit enfants de 7 à 13 ans avec le syndrome de CHARGE classique en utilisant l’échelle d’ intelligence de Wechsler pour les enfants (WISC), le test Neuropsychomotor (NP-MOT), et plusieurs sous – tests du neuropsychologique du développement évaluation (NEPSY) et Kaufman évaluation Batterie pour instruments enfants (K-ABC).

Résultats : La gamme de QI était de 54 à 92. Les principales faiblesses liées à trois domaines: le contrôle postural statique et dynamique, capacités visuospatio-constructives, et à la fois un traitement séquentiel et l’ attention sélective. Les principaux points forts sont dans la perception globale, les compétences sémantiques, raisonnement logique et de planification, avec hypotonie axiale et périphérique. L’ampleur des déficits cognitifs et psychomoteurs n’a pas été associée à la gravité des déficiences sensorielles. Nous discutons les multiples mécanismes de cause à effet des difficultés psychomotrices et cognitives.

Conclusion : Nous avons trouvé un profil psychomoteur persistant et homogène et des difficultés cognitives spécifiques 8 enfants atteints du syndrome CHARGE en dépit de leur large gamme de IQS. Mise en évidence de ces déficiences spécifiques est important de comprendre la nature et les mécanismes de CHARGE pour adapter les méthodes d’ éducation et de réadaptation. Ces problèmes peuvent être expliqués par des déficits sensoriels, ainsi que le dysfonctionnement en matière d’ intégration et / ou des régions régulatrices du cerveau.


Pour lire l’article, cliquer ici
Lasserre, Elisabeth, (Auteur) ; Vaivre-Douret, Laurence (Auteur) ; Abadie, Véronique (Auteur)
Revue : Child Neuropsychology, 2013, vol. 19, n° 5, pp. 449-465

2013


Difficultés d’accès au langage oral de l’enfant sourd implanté cochléaire : étude transversale de 97 dossiers au Centre de ressources Robert Laplane

Projet du CNRHR Robert Laplane, par le Dr Elisabeth Charrière, médecin ORL, Mme Elisabeth Lasserre, neuropsychologue, Mme Jeanne Cousin, Médecin phoniatre et Marie Simon, neuropsychologue

Le travail présenté résulte de l’analyse de 97 dossiers d’enfants pour lesquels l’équipe du Centre Robert Laplane (CR) est intervenue, en partenariat avec des professionnels d’établissements, depuis 1998.

Il donne de la visibilité à 15 années de réflexions sur la question de la nature des troubles associés à la surdité et pose la réflexion clinique en termes de combinaison de déficiences.
Ainsi se trouve abordée la pertinence de la notion de handicap rare qui, outre l’éclairage porté sur la rareté en termes de prévalence, conduit à celle de rareté de l’expertise professionnelle, conséquence de la complexité de ces situations.

Lire l’article
Charrière, Elisabeth (Auteur) ; Lasserre, Elisabeth (Auteur) ; Cousin, Jeanne (Auteur) ; Simon, Marie (Auteur)
Revue : Connaissances surdités, 2013, n° 45, pp. 9-15